Reviews | RH-016 | 5CD | JEAN TER-MERGUERIAN - violin’s soul

3 January 2021 | Jean-Charles Hoffelé | ARTAMAG' - Focus | Le disque du jour | Jean Ter-Merguerian - L'ARCHET DU ROI   «[...] Qu’un tel musicien n’ait pas suscité l’intérêt des éditeurs phonographiques reste un mystère, d’autant que les violonistes de cette qualité n’étaient pas légion au début des années soixante. La beauté épurée de sa sonorité, l’ampleur de ses phrasés, la haute spiritualité qu’il met à ses Sonates de Beethoven (écoutez le concert marseillais avec Pierre Barbizet) ou l’imaginaire subtil dont il pare la Première Sonate de Brahms (ses pizzicatos impondérables dans la section centrale du Vivace) font regretter qu’on ne puisse disposer de l’intégralité de son répertoire, mais du moins le coffret offre deux concertos qui montrent son génie : à Boston, pour Arthur Fiedler, un Brahms dont le Finale emporte l’audience d’admiration, et perle absolue qui permet de le placer au même degré que son maître David Oistrakh, en 1963 à Yerevan, le Concerto de Khachaturian, dont le Finale atteint tout de la perfection électrique et du sentiment de rêve éveillé, que seul y mit avant lui Julian Sitkovetsky. Entendez cet archet stellaire !. »
16 December 2020 | Yves Riesel | COUACS | L'AVENIR DU PASSÉ - Numéro 2  « Jean Ter-Merguerian, ce nom ne vous dira peut-être rien. L’itinéraire de vie de cet artiste exceptionnel a sans doute contribué à le gommer du paysage. Il est heureux que la dévotion du violoniste Amara Tir, son élève, et la curiosité du label (taïwanais ! ) Rhine Classics, permettent de remettre un peu l’église au milieu du village.
Ter-Merguerian, mort en 2015 à près de 80 ans était un violoniste français né en 1935 à Marseille, d’origine arménienne. Il a fait toutes études musicales initiales à Marseille avant de partir avec sa famille en 1947 en Arménie. En 1956 il est primé à Prague, puis au Concours Tchaikovski et devient l’élève de David Oistrakh à Moscou avec lequel il continuera de travailler jusqu’en 1963. Il remporte le Long-Thibaud en 1961, est lauréat en 1963 du Concours Reine Elisabeth. Dès lors il effectue de nombreuses tournées mondiales, mais décide en 1981 de revenir en France et dans sa ville natale, où il devient à son tour professeur au Conservatoire de Marseille, alors dirigé par Pierre Barbizet. Rostropovitch déclara un jour : “Ter Merguerian est la plus belle technique d’archet du monde, tous instruments à cordes confondus !”.
Il n’y avait pratiquement rien de disponible à ce jour au disque de Jean Ter-Merguerian : c’est dire à quel point ce coffret de 5 CD est le bienvenu. On y trouve (entre autres) un concerto de Brahms vraiment magnifique avec Boston et Arthur Fiedler ; un beau récital avec la pianiste Monique Oberdoerffer (Brahms, Bach, Mozart, Saint-Saëns), des sonates de Beethoven avec Pierre Barbizet et le Triple concerto avec Chiffoleau ; un mouvement du concerto de Beethoven lors du Long-Thibaud, avec le discours de Henryk Szeryng, Président du jury ; une interprétation superlative du concerto de Katchaturian captée en Arménie en 1964…
Vous découvrirez un violoniste du plus haut niveau, impressionnant, qui, c’est absolument évident, n’a pas eu la carrière qu’il aurait pu avoir. Attention : le coffret n’est pas disponible en musique numérique (lui non plus!). On peut l’acheter sur le site de l’éditeur.
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13 December 2020 | Stephen Greenbank | Music Web International | Jean Ter-Merguerian: The Soul of the Violin  « Once again, Rhine Classics have come to the rescue with an impressive cache of rare material in the form of live and radio recordings. [...] This superb collection, all the more treasured for the rarity value of Ter-Merguerian recordings, has been fondly remastered. Emilio Pessina's restorations have given them new currency. The booklet contains several photos of interest, which preserve the memory of this great, but largely forgotten, artist. This release will win a warm place in the affections of violin fanciers the world over.»
 NMZ BEST OF 2020 | nmz "Neue Musikzeitung" | December 2020 - January 2021 | nmz 12/20 - 1/21 (page 14) | Christoph Schlüren | COURAGEOUS ENTERPRISES «[...] Also worth mentioning is the daring venture of Italian sound engineer and "Violin Pope" Emilio Pessina, who publishes anthologies under the Rhine Classics label in Taiwan. There are quite new and complete treasures played by Gabriella Lengyel, Hubay's last pupil, mostly with her brother, the excellent pianist Atty Lengyel, in wonderful Schubert and Mendelssohn, and especially Hungarian masters like Harsanyi, Veress or Arma; almost exclusively live recordings by Jean Ter-Merguerian, who was, in the eyes of colleagues like Rostropovich, Szeryng, Francescatti and Ferras, one of the greatest violinists of all time (there is no finer, nobler sound !), superb in Beethoven, Brahms and Katchaturian; late American concerts recordings (1996-1998) by the Italian master pianist Sergio Fiorentino including lovely chamber music such as Franck's Quintet or Beethoven's Quintet for Piano and Winds; and recordings of the complete Bach's "Well-Tempered Clavier" and "The Art of Fugue" in crystal clear clarity made by the legendary Pietro Scarpini, made in his home studio (all available from Rhine Classics, and surprisingly inexpensive, directly from their website).»
5☆☆ | 30 November 2020 | Gary Lemco | Audiophile Audition | Jean Ter-Merguerian: The Soul of the Violin – 5 CD Collection – Rhine Classics  « French-Armenian violin virtuoso Jean Ter-Merguerian (1935-2015) had been unknown to me prior to this Rhine Classics issue by the devoted producer Emilio Pessina, but those days are over! Testimony as to his innate musical mastery comes from such luminaries as Zino Francescatti, Henryk Szeryng – among the judges at 1961 Ninth Long-Thibaud Competition in 1961 – Christian Ferras, and Mstislav Rostropovich, who had asserted, “Merguerian possesses the most perfect bow technique in all the world, of all stringed instruments combined.” [...] For a compendium Ter-Merguerian’s sublime control of violin effects, few works suffice with such a grand scale as the Chaconne from Bach’s Partita in D Minor, which adds to the challenges an emphasis on articulation and stamina of contrapuntal line. [...] ...I want to extend my thanks for revealing an artist in Ter-Merguerian of awesome power and integrity, a rival to Kogan, Ferras, and his own, beloved Oistrakh...»